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Apollo

Apollo

Je voulais commencer cet article de blog rendant hommage à mon cheval par « Apollo est entré dans ma vie le … ».

Mais en toute honnêteté je suis bien incapable de vous dire à quel moment j’ai réellement croisé sa route. Il y a bien sûr la date de notre première rencontre, ou encore celle du jour où il est arrivé à l’écurie. Aucune d’elles ne me convient. Apollo et moi, ça a débuté, en réalité, bien avant tout ça.

Apollo

J’avais un cheval en demi-pension pendant 2 ans. Un grand trotteur bai, avec un coeur absolument énorme. Sa gardienne et moi sommes très vite devenues amies. Je ne saurai vous dire pourquoi ni comment, mais un jour j’ai commencé à regarder les annonces de chevaux. Je rêvais depuis tant d’années d’un pur-sang lusitanien de robe isabelle (ça aurait été la cerise sur le gâteau mais soyons clairs, la robe passait après l’essentiel). J’ai écumé les sites de petites annonces et d’élevages « juste pour voir », car pour moi il n’était pas encore concevable de réaliser ce rêve avant plusieurs années, car nous projetions d’acheter une maison avant.

Je me souviens qu’une amie m’a envoyé un jour la photo d’un PSL isabelle de 3 ans, en me disant qu’il correspondait parfaitement à ce que je recherchais comme compagnon d’une vie. En regardant sa photo je n’ai éprouvé aucune émotion, aucun attrait. Mes recherches ont continué, et j’ai commencé à avoir des coups de cœur sur photo. Je suis allée jusqu’à traverser la France pour visiter des écuries et élevages d’ibériques. A chaque fois que je me retrouvais en face du (magnifique) cheval que j’étais exprès venu voir, il ne se passait rien. Je repartais à chaque fois déçue.

Ces recherches et visites ont duré des mois. Des mois pendant lesquels plusieurs amies m’ont, sans se concerter, envoyé la même annonce du même PSL isabelle de 3 ans, non débourré, qui ne soulevait absolument aucune émotion en moi.

Apollo

J’ai fini par contacter l’éleveuse de ce fameux cheval pour savoir si elle en avait d’autres qui pourraient correspondre à ce que je recherchais, à savoir : un cheval froid, sachant contenir ce côté sanguin du cheval portugais, et qui puisse de temps à autre aller en balade avec Olivier.

Je me suis rendue à l’élevage pour voir deux autres chevaux pour qui j’ai eu un coup de coeur après que l’éleveuse m’ait envoyé des photos.

Le premier était un grand isabelle fumé baroque à souhait, avec un chanfrein bombé, bref la morpho rêvée pour moi. Il était splendide, mais … toujours aucun coup de foudre en vrai. Le second était un poulain de 6 mois, palomino, mignon et adorable comme tout. Il était très beau, joueur, câlin, mais encore une fois, il ne s’est rien passé dans mon coeur.

J’étais prête à repartir de l’élevage en me disant que peut-être l’univers me faisait comprendre qu’il n’était pas encore temps, quand l’éleveuse m’a proposé de voir ce fameux cheval dont tout le monde m’envoyait l’annonce depuis des mois « Vous êtes là maintenant, ça ne mange pas de pain » m’a-t-elle dit.

Apollo

Je l’ai donc suivie. On ne voyait pas bien les chevaux dans les boxs à cause des barreaux devant. Je crois qu’il n’y a pas de souvenir plus clair dans ma tête que celui du moment où elle met sa main sur la porte pour la faire coulisser. J’entre dans ce box et là ce cheval plonge son regard au plus profond de moi. J’ai eu l’impression que ses yeux me lançaient un « Ben enfin ! » Je me suis sentie défaillir. J’avais l’impression d’être complètement à nu, j’étais, pour lui, un livre ouvert. J’ai ressentie des palpitations, des coups de chaud, des frissons, j’ai les larmes qui me sont montées aux yeux quand il a posé ses naseaux contre ma main en fermant ses yeux. A ce moment-là je me suis tournée vers Olivier et vers ma meilleure amie et je leur ai simplement dit ces mots (les yeux pleins de larmes comme aujourd’hui lorsque je replonge dans ce souvenir) : « C’est lui … ».
Je suis sûre que vous l’avez senti venir à des kilomètres !

 

Le temps de faire la visite vétérinaire, de planifier son arrivée, et le 9 février 2014 il est sorti du van qui le conduisait à l’écurie où j’étais.

Apollo
L’arrivée d’Apollo à l’écurie le jour J : 9 février 2010 ! Photo d’archive ^^ 

J’ai toujours ce trop plein d’émotions qui me submerge encore aujourd’hui quand je le regarde, 6 ans après son arrivée.

Oh ça a été dur certaines fois, et ça l’est encore. Dire qu’il a fait une entrée fracassante dans ma vie est un doux euphémisme. Apollo est un cheval qui est exclusif, intransigeant, il ne laisse passer aucun faux semblant, aucun mensonge. Il n’est pas question de dissimuler ses émotions et encore moins ses peurs. Si je suis angoissée je dois le lui montrer, si je tente de le dissimuler il sera dur et inflexible. Si je le laisse voir mes failles et entrer dans mes faiblesses, alors il m’entourera et prendra le rôle de Guide, de sage, et m’aidera à transformer les faiblesses en forces dans la douceur la plus pure.

Apollo

Apollo est ce qu’on appelle le cheval d’une vie. Il est mon miroir, et parfois l’image qu’il renvoie peut-être violente, mais les leçons qu’il me donne sont toujours bienveillantes et me font chercher au fond de moi des ressources que je ne soupçonnais pas. Grâce à lui et à ses côtés, je continue de grandir, en toute sécurité. Lorsqu’il y a danger, son attitude protectrice prend le dessus, je sais que je peux compter sur lui, lui faire une confiance aveugle.

Je dois énormément à ce cheval. Il a bouleversé ma vie de bien des façons. Alors aujourd’hui je tenais vraiment à lui rendre hommage à travers cet article, le jour de son 10ème anniversaire.

J’ai encore tellement à apprendre à ses côtés, je ne le remercierai jamais assez de ce qu’il m’apporte.

Mon cheval, mon rêve, mon Guide <3

Apollo

 

Un énorme merci à Camigraphie pour les photos sublimes.

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L’association « Larkencielle » – l’adoption de Saru

La suite des aventures de Croquette et Nevada !

Après l’adoption des deux louloutes, j’ai écumé les forums et les groupes de ratouphiles. Il en est ressorti que les groupes de rats sont plus stables et épanouis à partir de 3 jusqu’à … l’infini ou presque ^^

Avec Olivier on s’est donc mis en quête d’un loulou à adopter afin de l’intégrer aux deux rates de la maison.
Je voulais juste un rat mâle, sociable. Bizarrement pendant des mois de recherches je n’ai trouvé aucun loulou qui corresponde, pourtant mes « critères » n’étaient pas délirants.

Durant mes recherches je suis tombée sur l’association Larkencielle que je ne connaissais pas avant. Au mois de juin, l’association a publié de nouvelles fiches d’adoption que j’ai consultées sitôt en ligne. C’est là que j’ai découvert pour la première fois ce ratou à la bouille de chauvre-souris blanche : Saruman !

Saru, dans sa cage de quarantaine, trouvait qu’il n’y avait pas assez d’entrées à son dodo …

 

Il m’a de suite fait de l’oeil avec son air tristounet et doux comme un nuage (j’ai jamais touché de nuage mais z’avez compris l’idée ^^). J’ai cliqué sur sa fiche et là je me suis dit que nos chemins étaient faits pour se croiser. J’ai de suite envoyé une demande d’adoption qui a été acceptée !

Quelques jours après on est allés chercher Saruman, ou Saru pour les intimes, à Nanterre, chez Flo. Franchement quand j’ai vu Saru et ses compagnons j’ai pris fooooooooooort sur moi pour ne pas en ratdnapper d’autres au passage tellement ils étaient sociables, mignons, adorables, etc.

L’instant de mignonitude absolue c’est au moment où Flo a ouvert la porte de la cage et où Saru est venu me grimper dessus, pour marcher tranquillement sur mon avant bras et … plonger directement dans mon sac à main que j’avais encore à l’épaule ! On a vraiment bien ri à ce moment-là, pour Saru c’était bon, on pouvait y aller !

Saru dans le sac
« C’est bon, ch’uis prêt ! On y va ??? Au revoir tatie Flo ! »

 

Le pauvre loulou avait vu bien des misères avant d’arriver à Larkencielle. Il provient du sauvetage de « l’usine de l’horreur » à Puy en Velay, le fameux élevage qui alimentait les animaleries et dont tous les médias parlaient. En tout plus de 5000 NAC à sauver, vivant des des conditions absolument épouvantables. Par la suite Saru a été adopté 2 fois, l’une 3 mois, l’autre 48h … C’est juste inadmissible !

Une fois à la maison, nous avons effectué la quarantaine et l’intégration qui s’est passée dans le calme et la douceur. Depuis, mes trois rats vivent paisiblement et en harmonie.

Nevada est très très douce, très délicate et discrète. Croquette est une tornade ratounesque, toujours à faire des bêtises, je dis d’ailleurs souvent que l’ensemble des bêtises de toute la Création a été mis dans cette toute petite tête. Saru quant à lui est l’équilibre parfait entre les deux. Il est très calme mais super joueur, dès qu’on lui propose de jouer il est partant, quand on lui propose un câlin il ne se fait pas prier. Il peut aussi bien passer de longues périodes au calme avec Nevada, qu’à jouer à se tourne-bouler avec Croquette.

Saru mouchoir
Mais quelle honte, ce pauvre ratou est obligé de se coincer dans une boîte à mouchoirs vide pour dormir ! C’est pas comme s’il vivait chez une créatrice de dodos ^^

 

Le point commun entre les trois : ils viennent TOUJOURS me voir lorsque je travaille, ils me grimpent dessus librement et marchent sur le plan de travail de l’atelier à la recherche de ce qu’ils pourraient me piquer, voir s’il n’y aurait pas un truc à grignoter qui traînerait dans les parages, faire des câlins ou même venir me chercher pour jouer avec eux ! En bref, c’est que du bonheur !

Je ne peux que vous recommander d’adopter à Larkencielle. Flo et les autres bénévoles sont vraiment adorables et passionnés. Les loulous se trouvent à Nanterre, nous avons fait le trajet depuis la Moselle pour l’adoption de Saru mais ça valait largement le coup. Vous y trouverez des poilus (et des tout nus aussi parfois) adorables comme tout, sociabilisés, bien dans leur tête, bref, que demander de plus ? 

En prime, pour les adhérents et les adoptants de Larkencielle il y a 5% de réduction sur les produits de notre site internet, et 10% du total des commandes seront mis sur une cagnotte qui servira à créer des dodos ou des friandises pour les loulous de l’asso ou même à vendre au profit de l’asso !

Saru Câlins
Saru a gardé des séquelles de son début de vie à Puy en Velay. En atteste son nez plein de porphyrine et ses soucis respiratoires chronique. Heureusement, avec un traitement phyto quotidien les symptômes se font très discrets.
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Etre artisan et se prétendre artisan

Made in France

Aujourd’hui je voulais profiter de ce blog pour vous alerter sur un sujet très important.

L’artisanat est un métier difficile. Les charges et les taxes sont très importantes, les coûts de revient souvent élevés car la plupart des artisans utilisent des produits de qualité pour confectionner leurs produits. Bien sûr ce n’est pas vrai pour tous et il faut garder l’œil ouvert.

Depuis quelques mois maintenant, je vois émerger de plus en plus de sites et de revendeurs se prétendant artisans. Sur ces sites la mention « fabrication artisanale » fleurit un peu partout. Vous trouverez également des termes accrocheurs et très convaincants tels que : « mélange artisanal », « produits sains », « petite entreprise » « entreprise familiale », « production artisanale », « circuit court », « fabriqué en France », et j’en passe.

C’est alléchant non ? Là vous vous dites « Attends … elle essaie de nous dire un truc mais sur son site à elle aussi on peut retrouver des termes similaires ! » A cela je réponds que vous avez entièrement raison ! Effectivement Les 3 Petits Pompons est une entreprise artisanale et familiale, qui confectionne des accessoires, dodos, jouets, ainsi que des friandises saines et véganes.

Seulement, il y a une différence capitale et je vais vous l’expliquer ! Lorsqu’on évoque l’artisanat, et plus précisément l’artisan lui-même, on s’attend à trouver une personne, derrière son fourneau, sa machine, à fabriquer son ou ses produits en petites quantités, ou en petite série. Vous l’aurez compris, on est bien loin ici du fonctionnement industriel, de grosses productions, etc.
Souvent, on s’attend aussi en tant que client que l’artisan fasse tout (ou presque) de A à Z. Vous appelleriez « artisan » une personne qui commande en gros et se contente de reconditionner « ses » produits ? Moi non, je trouverais même que c’est de la publicité mensongère …

 
Fleur de Souci
Fleur de souci de notre jardin avant séchage
 
Fleurs de souci séchées
Fleurs de souci de notre jardin après séchage

C’est là que le bât blesse ! Ces nombreux sites qu’on voit fleurir pour les friandises de nos loulous, n’ont rien d’artisanal au sens décrit ci-dessus. En effet, il faut farfouiller un peu, questionner, aller chercher dans les « Conditions Générales de Vente » que personne ne lit, en tout petit dans le « Qui Sommes Nous ? » ou même dans le traçage des produits proposés pour se rendre compte que derrière ces beaux termes hyper vendeurs se cachent de grosses machines.

J’ai bien évidemment plusieurs consœurs (ou confrères) qui créent des dodos, des jouets, des friandises, des mélanges de manière réellement artisanale et déclarée (mais ça c’est une autre histoire que je vous conterai plus tard). J’admire leur travail et je suis bien contente que l’on soit plusieurs se soucier du bien-être réel des animaux. Je ne vous parle donc pas d’elles ici, mais bien de ceux qui profitent de l’image de l’artisan pour se remplir les poches, souvent au détriment de vos loulous.

Nos rates : Croquette et Nevada

Ces sites internet « d’artisans » sont d’ailleurs très bien faits. Ils utilisent des images toutes simples, un style épuré, un air de « Home made ». Ils ont tout pour vous plaire et c’est bien ça le souci.
Arrêtez-vous un instant sur le prix de vente par exemple. Vous le trouvez hyper attractif n’est-ce pas ? Vous n’avez pas trouvé moins cher ailleurs ? C’est un des premiers signaux d’alarme ! En effet lorsqu’on est réellement artisan au sens décrit au dessus, on fait nos produits nous-mêmes en achetant, voire en produisant la matière première. Il faut ensuite travailler cette matière première afin d’en faire un produit (cela vaut même pour les produits les plus « simples » comme les fruits et légumes séchés). Après cela il faut l’ensacher, coller les étiquettes de traçabilité dessus, l’emballer dans un carton pour l’envoyer. Tout cela a un coût conséquent pour un « réel » artisan. Bien souvent, ce que vous voyez comme prix attractif car bas sur ces sites accrocheurs se rapproche du coût de revient pour un vrai artisan. Pas la peine de vous dire qu’on n’arrive pas à rivaliser car on vendrait à perte (ce qui est interdit) …

Je viens de vous parler des friandises mais c’est également valable pour les accessoires et jouets. Votre jouet (enfin … celui pour votre loulou ^^) arrive dans un bel emballage plastique ? Ou alors avec un lien en plastique et une belle étiquette cartonnée/plastifiée que l’on voit partout ? Il ressemble comme 2 gouttes d’eau aux autres ? Il y a fort à parier que même si ce jouet est en bois ou en osier, il est fabriqué en très grosse série.

Vous commencez à comprendre cette différence entre l’artisan qui possède son atelier, son laboratoire/cuisine, qui crée tous ses produits lui-même et ceux qui se prétendent artisans mais ne font que reconditionner les articles qu’ils vous vendent ? Qui plus est articles produits de façon industrielle ?

La différence n’est pas si facile à faire que ça. Beaucoup d’entre eux jouent sur le fait qu’ils produisent de façon réellement artisanale une partie de leurs produits. Inutile de vous dire, après être allée vérifier, farfouiller, etc. que ces produits les plus mis en avant (forcément ça les arrange, c’est plus vendeur), représentent en réalité une partie extrêmement mince de tous les produits qu’ils proposent ?

Outre le fait de pratiquer des prix défiant toute concurrence (et c’est d’ailleurs ça le souci, ça en fait de la concurrence déloyale à mon sens), vous repérerez également ces « artisans » en scrutant bien la provenance de leurs produits.

Boule de graisse
Les boules de graisse pour oiseaux sont, à l’image du reste de nos produits, confectionnées par nos soins


Cela est valable surtout pour l’alimentation et donc les friandises. Tentez l’expérience, c’est très simple et rapide. Allez sur le produit que vous voulez vérifier et cliquez sur « description détaillée » ou encore « en lire plus » ou « composition ». Regardez touuuuuuut en bas l’origine de la friandises, du feuillage, de la fleur. Dans presque tous les cas sur presque tous les sites on retrouve « Allemagne ». Alors certes l’Allemagne a de belles prairies, des champs de fleurs à perte de vue, mais elle a aussi et surtout un énorme fournisseur sur lequel tout le monde peut commander : Mixerama, pour ne citer qu’eux.

J’ai déjà moi-même commandé une fois sur ce site pour mes animaux il y a des années avant de créer cette entreprise et je vous certifie qu’aucun produit de chez moi ne vient de ce fournisseur ou d’un autre d’ailleurs, je fais réellement tout moi-même. Je n’ai pas refait de commande car j’avais trouvé beaucoup de détritus dans le mélange d’herbes et fleurs que j’avais commandé pour les animaux à l’époque. Je l’avais d’ailleurs intégralement composté car les déchets plastiques, les fils et fibres de tissus étaient présents en grand nombre dans le mélange.
Je préfère être transparente et vous donner le nom de ce site pour que vous puissiez vous aussi commander dessus plutôt que de passer par un intermédiaire en France qui vous vendra le même produit en se prétendant artisan au sens décrit plus haut. 
Si vous êtes encore sceptique posez-vous la question : Des centaines de gens postent chaque semaine sur des groupes Facebook, des photos de leur commande sur ces sites. Pensez-vous réellement que ces entreprises (ou leurs fournisseurs) sont capables de produire artisanalement des centaines de paquets de feuilles de fraisiers séchées par exemple ? 

Drops à la mirabelle pour rats
J’essaie de privilégier la matière première de nos jardins et vergers au maximum, comme ici, où les mirabelles sont passées directement de notre arbre aux drops !

 

Vous voyez maintenant pourquoi ces appellations « d’artisans » sont, à mon sens, utilisées à tort et à travers. Elles nous torpillent par leurs prix et personnellement je trouve que ça en devient carrément de la concurrence déloyale vis à vis de mes consœurs et moi-même. Je trouverai ça bien plus juste qu’ils soient obligés d’afficher partout « produit acheté en gros et reconditionné » par exemple, plutôt que de vous usurper sur les termes « petite entreprise familiale », « artisanat français », etc.

Sur un salon début novembre (à Quévrain en Belgique), une dame me parlait d’un de ces sites en me disant « Je commande toutes les friandises pour mon lapin chez eux ». Je lui fais juste remarquer que les 3/4 de leurs produits sont en réalité achetés en gros et reconditionnés. Ce à quoi elle me répond « Ha ? Mais pas leurs fruits et légumes séchés, ça je vous le garantis, c’est fait par eux-mêmes c’est marqué sur leur site ! ». Le soir même je suis allée sur le site en question, j’ai regardé les fiches produits de ces fruits et légumes séchés et qu’ai-je vu ? « Origine Allemagne, reconditionné en France ». Voilà la belle publicité et les clients qui se font avoir en pensant avoir réellement du home made … 

Aujourd’hui cet article est écrit sur un ton moins enjoué que d’habitude, mais ce blog est également là pour ça : vous informer, faire de la prévention et vous aider à choisir vos produits, ceux qui seront les meilleurs pour vos animaux. Soyons clairs, je n’ai rien contre ces entreprises, seulement j’aimerai qu’on fasse enfin une réelle distinction entre ce qui est vraiment artisanal et ce qui ne l’est pas vraiment. Questionnez vos artisans, farfouillez, renseignez-vous. Nous, les vrais artisans, serions ravis de vous répondre en toute transparence, parce que le plus important pour nous c’est le bien-être de vos loulous.

Artisanat

 

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Nos rates – Nevada et Croquette

Nos rates : Croquette et Nevada

Cela faisait plusieurs années que je souhaitais me plonger dans l’expérience « ratous » mais Olivier était réticent. Nous étions tous deux pleins de préjugés et le convaincre d’arrêter temporairement d’être famille d’accueil (FA) chinchillas ou octodons pour tester l’aventure « FA rats » n’était pas une mince affaire. En effet, nous ne pouvions avoir qu’un seul grand habitat à la maison et Olivier est fan de chinchillas.

Alors on a commencé tout doucement avec des gardes au profit de l’association Au Bazar Des NAC pour laquelle nous sommes bénévoles et FA. Nous avons donc eu la chance d’avoir plusieurs fois en garde un groupe de ratous tous plus adorables les uns que les autres. Au bout de 3 gardes, Olivier a donné son feu vert : « Après le départ des octodonnes qu’on a en FA, on réserve la volière pour des rats ».

Nos rates : Croquette et Nevada
Nevada quelques jours après son arrivée chez nous, complètement tétanisée et amaigrie. Pourtant elle avait déjà fait de gros progrès et s’était légèrement remplumée

Aussitôt dit, aussitôt fait, 2 semaines après le départ des fifilles, Nevada et Dakota sont arrivées à la maison. Seulement, tout ne s’est pas passé comme prévu. En effet j’avais demandé à l’asso s’il était possible de nous confier des rats sympas, sociables, manipulables, bref, les parfaits « (ra)tatouilles » pour une première expérience.

Le souci c’est que 2 rates trouvées dans la rue à Lyon dans un carton avaient besoin d’une FA. Ces deux rates, Dakota et Nevada avaient un très lourd passif. Dakota mordait à sang dès qu’elle le pouvait. Nevada quant à elle était complètement tétanisée par la peur. Elle faisait la morte, se faisait pipi dessus de peur, sautait dans le vide, etc. Bref, elles étaient loooooooin d’être manipulables toutes les deux. Cependant il fallait les sortir de fourrière donc elles ont atterrit temporairement dans une FA de transit.

C’est en FA de transit que Nevada a donné naissance à 13 ratons … La louloute a donc continué sa triste aventure avec la perte de ses petits.

Nos rates : Croquette et Nevada
Nevada, très délicate et douce adore venir me solliciter pour un câlin. Sa peur panique des mains et des doigts est maintenant derrière elle, plus jamais elle ne sera battue.

Juste après elles sont arrivées à la maison toutes les deux. J’ai réussi tant bien que mal à les peser, Nevada ne faisait que 190g, autant dire que c’était une vraie plume avec la peau sur les os.
Par contre il était évident qu’elles revenaient vraiment de très très loin. J’ai eu plusieurs NAC maltraités en FA, cachectique, etc. je n’avais encore jamais vu un animal dans un tel état émotionnel.

Il a été décidé de les faire stériliser le plus rapidement possible. Seule Dakota avait le poids requis et il était urgent de tenter la stérilisation pour essayer d’atténuer son agressivité. Malheureusement la puce n’a pas survécu à l’intervention. Le vétérinaire m’a confirmé qu’elle était particulièrement hargneuse et devait probablement avoir des soucis sous-jacents qui n’ont pas aidé.

Nevada s’est donc retrouvée seule, confrontée encore une fois à une perte, quelques jours après son arrivée chez nous … Ca commençait très mais alors très mal pour elle comme pour nous. Comment faire pour gagner une confiance qui a été mise à rude épreuve autant de temps ?

Nos rates : Croquette et Nevada
Croquette, adorable petit pot de colle toujours en quête de quelqu’un pour jouer avec elle

Les débuts ont été plus que difficiles, à peine on passait la tête par le pas de la porte qu’elle se tétanisait complètement, les yeux exorbités et se jetait dans le vide dans sa volière pour aller se cacher. J’avoue qu’avoir l’atelier à la maison m’a grandement aidé car j’ai pu aller la voir plusieurs dizaines de fois dans la même journée pour qu’elle s’habitue à ma présence, je lui parlais tellement que je me suis auto-saoulée ^^.
Au bout de quelques jours, elle osait venir grappiller quelques friandises que je lui tendais du bout des doigts mais il ne fallait surtout pas bouger, sous peine de la voir disparaître durant des heures.

Maintes et maintes fois il y a eu 1 pas en avant pour 2 en arrière. Honnêtement j’ai cru que je n’y arriverais jamais, j’étais complètement désemparée. Les sorties ont beaucoup aidé, j’ouvrais sa volière, je m’asseyais dans la pièce avec elle et je faisais la statue, aucun mouvement, aucun bruit. Elle a commencé tout doucement à venir vers et sur moi. Puis elle a commencé à me fouiller les poches, à vouloir piquer le cordon de mon sweat, etc.

Puis petit à petit j’ai commencé à bouger, je lui parlais énormément et au bout de quelques jours elle s’est mise à venir m’accueillir à la porte de sa volière.

Nos rates : Croquette et Nevada
Nevada profite de sa nouvelle vie en toute tranquillité.

Au bout de quelques semaines j’ai pu, pour la première fois, la prendre avec mes mains. Elle a néanmoins continué à être hyper méfiante par rapport aux mains durant quelques mois. Je n’avais plus trop de soucis pour la prendre mais si elle pouvait éviter de nous grimper sur les mains elle le faisait, en sautant directement sur les avant bras. Puis petit à petit elle a arrêté d’être tétanisée lorsqu’on soulevait à peine un doigt. On ne saura jamais ce qui s’est passé mais je reste persuadée qu’elle a dû se faire battre …

Le moindre petit progrès me rendait tellement fière d’elle, elle revenait de tellement loin et je m’étais tant investie dans sa resocialisation que je ne pouvais plus la laisser partir. Ça aurait été un trauma de plus pour cette princesse, petite rate fragile qui reste très délicate autant dans ses gestes que dans son mode de pensée. Je continue à être époustouflée par ses progrès, je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit capable de refaire autant confiance un jour. Elle est absolument exceptionnelle et je ne manque pas de les lui rappeler.

Tout ratouphile le sait, un rat ne doit pas vivre seul. Il fallait donc trouver un compagnon à Nevada. Ça tombait bien, la FA qui avait accueilli Dakota et Nevada avait recueilli pour l’association un raton, retrouvé également dans la rue âgé de 3 semaines. Nous avons donc rapatrié Croquette à la maison.

Croquette, surnommée la boîte à bétises, prise en photo par Camille Weishard photographie.

Lors de la quarantaine nous avons eu le temps de nouer des liens et de découvrir Croquette. C’est une rate pleine de vie, une vraie pile électrique qui ne s’arrête jamais et qui est hyyyyper sociable avec les humains. Elle va chez n’importe qui, même des inconnus, elle est très joueuse, un vraie petit rayon de soleil !

L’intégration s’est faite sans trop de soucis, et depuis Croquette et Nevada coulent des jours heureux dans leur Royale. Elles sont désormais dans mon atelier et sortent entre 2 et 6h par jour environ, elles grimpent sur le plan de travail, viennent vérifier mes découpes, me piquent régulièrement les liens me servant pour les housses de caisse de transport, viennent réclamer des câlins et des jeux.

Nos rates : Croquette et Nevada
Croquette et Nevada dorment paisiblement dans nos dodos. Leur ancienne vie n’est plus qu’un lointain souvenir.

Leur sombre passé est maintenant bien loin derrière elles, nous pensions que nous avions enfin trouvé un équilibre tous ensemble. C’était sans compter les octodonnes, qui allaient devoir revenir en urgence à la maison, mais ça, c’est une histoire que je vous raconterai dans le prochain article !

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